10 mai 2011
Absurdes et inventifs
Parfaitement, absurdes et inventifs, j'ai nommés les partiels de mon master pro! Il arrivent quand même à nous faire faire des partiels à domicile entièrement par Internet (déjà, je trouve ça très fort), mais certains poussent même le vice jusqu'à adopter une solution mixte: moitié en cours, moitié à la maison. Si si, tu commences ton partiel chez toi pendant deux heures, tu t'arrêtes en plein milieu, tu pionces ta nuit et le lendemain matin tu vas te taper deux heures de cours, puis tu finis ton partiel en une petite heure dans la foulée, comme ça, trop facile... A moins que tu ne préfères faire l'inverse (mais bon, c'est vraiment parce que tu ne pouvais pas te dégager deux heures de ton lundi de partiel pour en commencer un troisième, hein) et le commencer demain pendant cette même fameuse troisième heure pour le finir ensuite chez toi, avant vendredi 22h. Bizarrement, je pense que la grande majorité (pour ne pas dire l'unanimité) des élèves vont plutôt choisir la seconde solution...
Bon à part ça, je râle, mais c'est vrai qu'au moins ils sont inventifs. Voici ce qu'ils nous ont concocté en rédaction professionnelle et en anglais.
Rédaction professionnelle
Le partiel a eu lieu en 4 étapes.
1. Rédaction d'une description objective ou subjective de quelque chose, aussi bien un objet qu'un lieu, une personne ou un événement.
2. A partir de la description de quelqu'un d'autre, passer la commande d'un texte de rédaction professionnelle (article de vulgarisation, biographie, discours, etc.) Tous les éléments nécessaires doivent être fournis, en plus de la description de base.
3. Répondre à la commande de quelqu'un d'autre.
4. Corriger le texte produit par quelqu'un d'autre au cas où il ne correspondrait pas bien à la commande passée.
Franchement, c'était fun. C'est un peu le jeu des chaises musicales, entre chaque étape, on se décale -- sauf que personne ne se retrouve sans rien --, du coup ça permet de travailler sur des trucs différents à chaque fois. Et je dois dire que d'après ce que j'ai vu, on a tous fait des trucs très différents, je pense que le prof va bien se marrer en lisant tout ça.
Anglais
Alors ça, c'est juste le partiel le plus drôle de ma vie: un défi d'écriture, mais en anglais. En voici les contraintes:
La première phrase: "This morning, as I was on my way out, and late, as often, the postman brought me a registered letter."
Contraintes grammaticales: au moins 3 modaux à des temps composés, 2 propositions infinitives et 1 subordonnée temporelle.
Contraintes de contenu: parler d'un rhinocéros ou d'une souris.
Et c'est ainsi que j'ai passé toute ma fin d'aprem à imaginer une courte nouvelle (1-2 pages) totalement stupide, intitulée "Why you never should bet on the Lottery numbers". Le truc idiot, c'est que la note ne compte que si elle est suffisamment bonne pour nous remonter, mais bon, au moins, j'aurais occupé fort agréablement (et assez inutilement) mon lundi soir.
Si cela d'aventure tentait quelqu'un, je ne posterai pas mon texte avant une semaine au moins (le temps d'avoir un retour, et peut-être la correction des fautes que je n'aurai pas manqué de faire). Good luck!
26 avril 2011
Grrrrrrrrrrrrrr
Juste grrrrrrrrrrrrrrrr!
Il y a un truc qui bugge sur c'te p*** de s*** de b*** de m*** de blog, je ne comprends absolument pas pourquoi le bas de mon dernier article n'est pas lisible et ça m'éneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerve!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà, ça s'est dit.
Edit après avoir envoyé un mail au service technique de canalblog = avoir réfléchi calmement:
Je ne sais pas si tout ça a un rapport avec les mises à jour, mais ça me fait penser qu'il va falloir que je songe à offrir à petit lifting à La croisée des chemins, la banière est trop petite depuis qu'ils ont adapté l'affichage aux écrans 17 pouces... Dommage, j'aimais bien ce blog moi. Mais bon, après plus de deux ans de bons et loyaux services, un peu de renouveau ne lui ferait effectivement pas de mal. ça tombe bien, je serai bientôt en vacances, ce sera une occupation parfaite pour me distraire entre deux dossiers...
Edit le 10 mai à 1h du mat:
Yiiiiiihaaaaa, ça marche, jsuis trop une boss!!!!!
Plus sérieusement, merci au service technique de canalblog où allait voir, et merci aux profs qui nous a vaguement montré à quoi ressemblaient des balises html, j'ai résolu mon ptit problème en bidouillant toute seule mes balises comme une grande, jsuis hyper fière de moi :)
25 avril 2011
The boat that rocked!!!!!
And now, rock 'n roll !!!!!!
Bon, là, je suis censée bosser. Bon, sauf que c'est le weekend de Pâques, qu'il fait un temps estival, bref qu'aujourd'hui était ma journée "je suis toute seule tranquille chez moi, alors je vais en profiter pour me reposer et me bichonner, ça change de courir tout le temps et ça fait sacrément du bien". Aujourd'hui donc, je n'ai pas bossé, et à la place, j'ai regardé Good Morning England de Richard Curtis (2009) qu'on m'a gentiment prêté en DVD. Et y a pas pas à dire, it rocks! Et je dirais même plus, ça rock sévère!!!
Synopsis
"Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon, qui cherche l'amour ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l'intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus "The Nut" Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant d'Angleterre...
La vie en mer du Nord est riche en événements..."
J'ajouterai à ce synopsis un poil de contexte historique qui a son importance: nous sommes en 1966 et l'Angleterre fait tout pour résister au raz-de-marée que provoque le nouveau son pop-rock. La BBC ne diffusant même pas une heure par jour de cette musique "barbare", les radios pirates sont écoutées par plus de 50% de la population, soit un sacré paquet de monde. Mais notre charmante petite équipe d'animateurs politiquement incorrects va avoir maille à partir (je ne sais absolument pas si ça s'écrit comme ça, mais cette expression m'est venue naturellement... ça m'inquiète... ce doit être l'influence du boulot et des bouquins de tricot que j'ai avalés...) avec les autorités, puisque le ministre himself a décidé que les radios pirates et particulièrement Radio Rock regroupant "les drogués, les hors-la-loi et les pédérastes de feue notre grande nation" devaient être éradiquées des ondes anglaises. Le compte-à-rebours est lancé!
Voilà, vous avez là toute l'histoire du film, ne cherchez pas trop un scénario. Parce que sincèrement, le scénario, on s'en fout! Mais alors, comme de l'an quarante. Evidemment, si vous n'aimez que les films cérébraux, passez votre chemin, mais si vous avez juste envie de passer un vrai bon moment, sans vous prendre la tête, allez-y, foncez! Ce film déchire!!!
Avant tout, je tiens à revenir sur la critique principale que j'ai trouvée en jetant un oeil à ce qui se disait sur internet: l'absence de scénario. Oui, c'est vrai, l'histoire est à peu près indigente: on a d'un côté le méchant, un ministre salement coincé qui voue une haine sans nom au rock parce qu'il représente la décadence à l'état pure, et de l'autre une bande de doux dingues qui vouent leur vie à la musique, et parmi eux, le jeune Carl qui va découvrir la vie. C'est vrai, c'est un brin caricatural, c'est vrai, il n'y aura aucun rebondissement spectaculaire, notre jeune premier finit par s'envoyer sa promise, les radios pirates vont mourir mais le film se finit malgré tout dans l'allégresse, et de toute façon, on sait très bien que le rock vaincra!
Mais si je peux me permettre encore une fois: on s'en tape. Parce que le film n'a jamais voulu raconter une histoire haletante. De toute façon, tout est dans la bande-annonce. Ah non, pas le fait que ça finit bien, mais en même temps, ça on le sait aussi, c'est une comédie, c'est écrit dessus, et il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Voilà, le tout c'est de savoir ce qu'on va voir. Ce film, c'est une comédie de caractères, il nous présente une galerie de personnages, certes caricaturaux (comme dans toutes les comédies au passage), mais souvent tordants et toujours terriblement attachants. Et, ce qui ne gâte rien, incarnés par une chiée de bons acteurs bien british pour la plupart (aaah, l'accent de Quentin...)
Parlons-en justement des personnages et des acteurs.
D'abord, honneur aux méchants, et avant tout à la guest star, j'ai nommé Kenneth Branagh dans le rôle du ministre. Coincé du cul, étriqué et plus obstiné qu'un troupeau de mules dans sa volonté obsessionnelle de détruire les radios clandestines, c'est un vrai méchant, détestable à souhait. Mais en plus, il est sujet à des crises de colère, pendant lesquelles il s'autorise quelques jurons bien sentis. Ajoutez à ça, son homme de main (son "private assassin" comme il dit) qui est, malheureusement pour lui, affublé du patronyme de "Twatt" (soit "con", dans les deux acceptions du terme, la plus obscène semblant être d'après mes recherches dans le dictionnaire la plus courante, contrairement au français actuel), et vous comprendrez à quel point Richard Curtis avait bien envie, malgré sa visée de comédie tout public de faire un film délicieusement impertinent, voire provoquant.
Du côté de nos joyeux DJs, c'est Quentin (Bill Nighy, qui a une tête qui dit furieusement quelque chose et pour cause vu la longueur de sa filmographie. Pas toujours évident de le resituer, moi j'ai retenu surtout Rufus Scrimgeour dans Harry Potter, et j'ai dû le voir aussi dans Underworld, mais impossible de me rappeler qui est son personnage (Victor), et pourtant il doit être un peu important vu qu'il joue dans tous les opus... Et dans Shaun of the dead aussi.) qui fait office de patron et tout à la fois de chef de bord. La grande classe, toujours en costard ou en uniforme et un délicieux accent britannique, il a vraiment l'air respectable (à l'exception peut-être de ses lunettes de soleil aux verres rouges...). Mais je ne suis pas certaine qu'un véritable gentleman aurait proposé un pétard à son filleul, ni qu'il aurait expliqué aussi cash à son présentateur phare s'apprêtant à briser le grand tabou et à prononcer "the F word" à la radio que "one day you'll be able to say "wank", or even "cock" on radio, but "fuck", never" ["un jour on pourra dire "branler" ou même "bite" à la radio, mais "niquer", jamais"]... Un pur délice!
Le présentateur phare, maintenant, c'est The Count, un américain gouailleur et provoquant, qui se fout des conséquences de ses actes comme de sa première paire de chaussettes. En gros il n'en fait qu'à sa tête. Et c'est Philip Seymour Hoffman, la star du film. Sauf qu'il va se retrouver en concurrence direct pour le titre de vedette de Radio Rock, car devant la menace du gouvernement, l
'ex animateur vedette de l'antenne est de retour des States, j'ai nommé le cultissime Gavin. Sexy, provocateur, un peu arrogant, bref, relativement insupportable et pourtant tellement irrésistible. Et au look dévastateur, du costume violet à la chemise turquoise en passant par la veste type amiral (ou Sergent Pepper en moins flashy, au choix)... Rhys Ifans, qu'on retrouve aussi dans Harry Potter, dans le rôle de Xenophilius Lovegood...
Dans la lignée des sexy guys (parce que nos animateurs radios ont beau être entre couilles la plupart du temps -- ou presque, la seule femme à bord, Felicity, étant lesbienne... et cuisinière -- ce sont pour la plupart de sacrés tombeurs), Dave, dit "Dr Dave" (Nick Frost, soit Ed dans Shaun of the dead), clairement orienté sous la ceinture.
"Big, but beautiful". Auteur de la phrase qui résume le mieux l'ambiance de Radio Rock "Welcome on the boat of love". Lui c'est la technique du beau-parleur, qui embobinne toutes les nanas, qui finissent inéluctablement dans son lit. Mais à ce petit jeu-là, le plus fort, c'est indéniablement Mark, dit "Midnight Mark", "the sexiest man on earth", dixit Quentin. La preuve par l'image.
Et aussi étonnant que ça puisse paraître, il semblerait bien qu'Angus ne soit pas en reste au palmarès des conquêtes, malgré son statut d'éternel bouc-émissaire. Il faut dire qu'il est VRAIMENT énervant.
De l'autre côté, on a le clan des "frustrés": Felicity, toujours laissée de côtés par les hordes de fans, malheureusement hétéros, qui débarquent tous les 15 jours; John, le petit binoclard qui ressemble vraiment à un fils à papa et qui ne vibre "que pour l'information, et la météo... surtout la météo en fait"; Harold, le black de service qui ne sert pas à grand chose mais qui est quand même tout gentil; Bob, la bête pleine de cheveux qui ne sort de sa piaule que pour faire la pré-matinale et éventuellement se ravitailler de temps et temps entre un joint et un album folk; Simon, le pauvre mais adorable puceau qui se réserve pour sa nuit de noces; et enfin l'inimitable "Thick Kevin", toujours à côté de la plaque (la façon dont il fait trouver Robin des bois, puis Jésus à Carl est extraordinaire!).
A cette joyeuse petite bande, il faut bien sûr ajouter nos jeunes premiers, la sémillante Marianne, nièce de Quentin, et évidemment, le jeune Carl, joli petit minois à croquer, qui vient "apprendre la vie", et qui ne sera pas déçu du voyage. La vie, l'amour, tout ça, l'amitié et la famille en prime, on ratisse large, sans oublier bien entendu, le "sex, drugs and rock 'n roll". Vaste programme!
Pour finir, on ne peut pas faire l'économie de la bande-son, elle est la raison d'être du film. Une programmation de tueurs à base de bon rock des sixties. Un cocktail d'émotion et surtout de pêche à l'état pur. C'est THE truc, qui fait qu'on sort heureux de ce film, le sourire étincelant, et une furieuse envie de chanter et de se trémousser. C'est pour ça que je vais essayer de toute urgence d'acheter ce film (et sa BO, ainsi d'ailleurs que Hairspray et C.R.A.Z.Y.), en guise de remède miracle contre la déprime !! A consommer sans modération. D'ailleurs, je compte bien le revoir demain matin pour me motiver à bosser :p
Dernier petit détail, le DVD vaut le coup pour deux scènes coupées, assez excellentes: le sabotage de Radio Sunshine (dont le slogan est "Who needs The Beatles when you have Herman Hermits?"), et le début du glacial dîner de Noël chez le ministre, merveilleuse scène de jeux de mots sans fin sur le patronyme de ce pauvre Twatt qui ne sait plus tellement où se mettre, tandis que la femme du ministre retient avec peine un bon fou-rire derrière son sourire figé. Ah oui, et évidemment, vous l'aurez compris, c'est un film qui ne se conçoit qu'en VO...
30 mars 2011
Régime?
Non, je ne compte pas me mettre au régime, aucune intention de maigrir, je me trouve très bien comme ça, et le premier qui ose une réflexion, je lui éclate la tronche à coup de parpaing (oui, je sais, je suis un peu violente, besoin de me défouler aujourd'hui...). Par contre, au vu des récents événements (merci mes jambes), je crois qu'une révision en profondeur de mon régime de vie serait bienvenue, si ce n'est indispensable. Alors, go, on s'y met, c'est ça ou... bon, l'autre solution, je veux pas y penser.
Liste de bonnes résolutions que je ne tiendrai probablement pas (mais on va essayer d'y croire quand même)
1° Bouffe des fruits! bon, le problème, c'est que les fruits les plus recommandés, ce sont ceux qui contiennent masse de vitamines C, soit les agrumes (et les kiwis? je suppose même s'ils ne sont pas mentionnés), et euuuuuh, ben on arrive au printemps, c'est-à-dire qu'on va plus en avoir... Et puis il y a les pommes. Mangez des pommes! Sauf que, ouais, bon, j'adore pas les pommes, c'est chiant comme fruit, souvent fadasse, c'est très difficile de trouver des bonnes pommes. Et j'en ai tellement bouffé à une époque (oui c'était il y a 5 ans, et alors?) que sincèrement j'en ai marre... Mais bon, on va essayer de faire un effort, pour l'instant il y a encore des clémentines et des oranges, je peux en embarquer pour une pause petit-déj vers 10h.
2° Vive les oignons. Bon, ça suppose juste que je me bouge le cul, que je refasse des courses et surtout que je fasse un peu de cuisine. ça devrait être de l'ordre du possible. Allez, on valide.
3° Il paraît que le sarrasin, c'est super bon pour la circulation sanguine. Ah bon. Pourquoi pas. Au programme donc, crêperie, faut que j'achète de la kacha, et il semblerait qu'au Japon, ils fassent des pâtes au sarrasin. A voir.
4° Allons-y pour les classiques: essayer de bouffer pas trop gras... hahaha... et quand ce qui fait office d'antidépresseur chez moi c'est un bon gros bout de fromage, de préférence le plus gras possible, je fais quoi? Et évidemment éviter l'alcool... doublement hahaha... et quand on fréquente un alcoolique? bon, allez, bonne résolution, y allez mollo sur la bière (ça fera du bien à mon bidon qui s'arrondit légèrement ceci dit) et prendre plutôt un verre de rouge, y a plein de tanin, c'est vachement moins mauvais.
5° Alors ça ça va être super drôle: les légumes verts (brocoli, artichaut, salade, épinards, choux en tout genre, haricots, endives, asperges, céleri), c'est plein de vitamine K, soit un truc qui favorise la coagulation du sang. Donc cet été, va falloir surveiller les légumes. Youpiiiiii......
6° Evidemment, je ne vais sûrement pas me conformer à la lettre à tout ce qui précède, je vais surtout essayer de prendre des fruits et de limiter l'alcool. Alors un petit peu d'aide extérieure n'est pas de refus. Vigne rouge, mon amie, je prie un peu pour que tu fasses des miracles. Une bonne cure d'un mois, j'espère que ça suffira pour l'instant. Par contre, j'avoue que ça commence à me gaver que tous les compléments aux plantes pour la circulation sanguine soient également conseillés pour les crises hémorroïdaires...
7° Là c'est le moment du "allez vas-y, maintenant tu bouges ton cul". Parce que le truc qui pose problème, c'est que je ne bouge pas assez. Il semblerait que 2 fois 20 minutes de marche par jour en semaine, ça ne suffise pas. Enfin, en même temps le lundi, certes je ne bouge pas, mais en ayant cours de 9h30 à 21h avec 2 pauvres heures de pause dans la journée (pas de suite, hein, ça serait pas marrant), je vois pas tellement ce que je peux faire. Par contre le mardi, c'est la grande résolution: soit je vais au sport (oui, ça je suis déjà censée le faire, je sais. Mais bon "censée" quoi), soit je rentre de la fac à pied. 1h30 environ de marche en y allant d'un bon pas, ça devrait commencer à être pas mal. Là où ça va être plus difficile, c'est la 2e partie: balade d'au moins 1h30 obligatoire dans le weekend (surtout si je passe l'autre jour à bosser sur mon lit ou vautrée sur un canapé ou dans un pieu...)
8° On serre les dents et on se force à un bon jet d'eau bien glacée sur les jambes à la fin de la douche. Et si au passage on pouvait balancer le jet sur les seins aussi, ça fait jamais de mal de raffermir... Mais là je vais souffrir...
Voilà, voilà.... Sacré programme. Je vais sûrement pas tout tenir, enfin en tout cas pas tout tout le temps. Mais là, faut vraiment que je me bouge et que je fasse des efforts. Parce que si je fais rien, je sens que ça va mal finir. Et il est hors de question que je me retrouve sous anticoagulants pour le restant de mes jours, je refuse tout net de l'envisager...
C'était la parenthèse "je pète un plomb". Promis, je me remets rapidement à écrire des articles intéressants. Enfin au moins d'intérêt général.
18 mars 2011
Springtime
Et voilà, c'est le printemps!
Oui, je sais, officiellement, dans deux jours seulement... Mais c'est dans l'air, il y a des signes qui ne trompent pas:
Indice n°1: les forsythias défleurissent, les prunus au contraire sont couverts de petites fleurs roses (ou tout autre truc du Japon qui n'a vraiment d'intérêt qu'au printemps, à moins que ce ne soit encore un autre arbre qui rosit quand il commence à faire moins froid) et je commence à pouvoir me dire que l'arbre qui a des énormes bourgeons en face de chez moi ressemble furieusement à un magnolia qui ne va pas tarder à fleurir.
Indice n°2: le Salon de l'agriculture est terminé et le Salon du livre inauguré (dans un contexte de crise: il faut s'accrocher pour trouver un éditeur qui fournit du vrai champagne, autrement que pour les VIP derrière cordon de sécurité et vigiles...).
Indice n°3: après presque une semaine de beau temps, on s'est dit que tiens, il faisait plus froid, on a rangé le manteau d'hiver et sorti la veste de mi-saison, et ça y est, il pleut et ça s'est rafraîchi. Ben oui, parce que sinon ce ne serait pas aussi drôle...
Indice n°4: malgré tout, les pulls disparaissent, les décolletés plongent et les jupes raccourcissent inexorablement (comme le chanterait ma mère "V'là l'printemps, tirelirelire v'là l'printemps pour les satyres, v'là l'printemps pour les amants...")
Indice n°5: je me sens totalement futile et sentimentale, et à défaut de dépenser mes sous pour acheter une énième petite robe, j'écoute les Beatles avec nostalgie.
Et puisque les paroles en sont toujours aussi extraordinaires, la chanson du moment How Do You Do It? (chanson écrite par Mitch Murray et chantée à l'origine par Gerry & The Pacemakers, numéro 1 en Angleterre en avril 1963, et reprise à leurs débuts par les Beatles, dispo sur le 1er CD du volume 1 de l'Anthology). Tout est dans le "ouhlala" ^^
How Do You Do It?
[Refrain]
How do you do
What you do to me
I wish I knew
If I knew how you do it to me
I'd do it to you
How do you do
What you do to me
I'm feeling blue
I wish I knew how you do it to me
But I haven't a clue
[Couplet]
You give me a feeling in my heart -ouhlala-
Like a arrow piercing through it
I suppose that you think you're very smart
But won't you tell me how do you do it?
[Refrain]
[Couplet]
How do you do
What you do to me
I wish I knew
If I knew how you do it to me
I'd do it to you
[ter]
Voilà, comme d'habitude il n'y a qu'un seul couplet et il n'est vraiment pas nécessaire d'avoir un doctorat d'anglais pour comprendre les paroles, mais ça fait toujours plaisir et c'est vachement sympa à chanter au milieu de la rue dans un rayon de soleil, un grand sourire qui flotte sur les lèvres... (Quand je vous disais que j'étais ridiculement sentimentale en ce moment!)
11 mars 2011
Miscellanées
Bon c'est vrai je crains, ça fait un bon mois et demi que je n'ai rien écrit, c'est tout naze, c'est tout pourri, je sais. Et en plus j'ai pas vraiment d'excuse, parce que, oui, je cours partout sans arrêt, mais ça justifie pas tout. Si au moins je bossais... Ah oui, parce que je ne vais pas tarder à être un peu dans la mouise et à arrêter toute activité extra-scolaire pour me concentrer sur les divers travaux que je vais avoir à rendre et qui pour l'instant sont à un stade d'avancement qui peine à décoller du zéro absolu. Bref, pour changer, je ne suis qu'une sale flemmasse.
Alors pour me faire pardonner, je vais tenter de vous prouver en 10 points que je n'ai pas totalement perdu mon temps et que j'ai fait des tas de trucs depuis la dernière fois. Avec un peu de chance, on pourrait peut-être même trouver quelque chose d'utile pour briller en société (ou pas, tout dépend de la société et de ce qu'on appelle "briller").
1. J'ai failli écrire un article sur Black Swan. En fait j'aurais bien aimé, j'avais même récupéré pleins de photos dans ce but. Sauf que voilà, je n'ai trouvé ni le temps, ni le courage. Alors en 2 mots: j'ai beaucoup aimé, j'ai trouvé ce film esthétiquement magnifique, et très réussi aussi au niveau de l'ambiance, malsaine à souhait. J'ai apprécié tout particulièrement la touche de réalisme des impacts physiques que peuvent avoir la danse: la scène où l'on aperçoit les pieds ensanglantés de Nina suite à un entraînement m'a rappelé de douloureux souvenirs... Et une mention toute particulièrement pour la scène introductive qui est vraiment extraordinaire. Je recommande chaudement, mais attention c'est un film qui peut mettre mal à l'aise certaines personnes.

2. J'ai tourné samedi soir (ou dimanche matin vu qu'il était 4h du mat) la dernière page de la Maîtresse de l'Empire, le troisième tome de la Trilogie de l'Empire (et non pas la "triologie" comme je viens de l'écrire) de Raymond Feist et Janny Wurst. Pour ceux qui connaissent un peu Feist, la Trilogie de l'Empire se rattache plus ou moins au cycle de Krondor: l'action se déroule de l'autre côté de la Faille, sur Kelewan, où les principales familles tsurani pratiquent le jeu du Conseil, c'est-à-dire que sous des dehors cérémonieux, elles ne cessent de comploter et de s'entredéchirer, au nom d'un honneur impitoyable. La jeune Mara fait son entrée à contre-coeur dans l'arène politique le jour où, renonçant à prononcer ses voeux de prêtresse de Lashima, elle reprend la tête de la maison paternelle, devenant ainsi la Dame des Acoma, et jure de venger le double assassinat dont ont été victimes son père et son frère. Mara doit devenir la meilleure parmi tous les participants au jeu du Conseil ou mourir, entraînant sa maison dans sa chute. Viennent alors un peu plus de 2500 pages durant lesquels Mara, rassurez-vous, survivra, mais qui la mèneront aussi au faîte de sa gloire: de "fille de l'Empire" (titre du tome 1), elle deviendra "Pair de l'Empire" (tome 2), pour finir "Maîtresse de l'Empire" qu'elle aura elle-même réformé (tome 3). Les personnages sont très attachants (aaaaaah, Kevin le Barbare... *soupir langoureux*), les intrigues politiques délectables et le livre est souvent difficile à lâcher. L'épilogue n'est pas crédible un seul instant, mais en même temps, on en avait tellement envie qu'on dit amen sans hésiter!
3. Toujours par rapport à la Trilogie de l'Empire, je suis très fâchée contre J'ai lu, qui n'a même pas daigné mettre Janny Wurst sur la quatrième de couverture du tome 3 et qui l'a mentionnée en beaucoup plus petit que Feist sur la couv, tout ça parce que lui, il est connu, alors il fait vendre. Grrrrr! Et en plus, leurs bouquins sont pleins de coquilles (oui, je sais, je suis chiante, mais moi je lis très lentement, et ça me gêne les coquilles, ça m'oblige à relire la phrase parce que sinon, je bug, je comprends pas...) et pire! ils ont trouvé le moyen de laisser une coquille sur la quatrième de couv du tome 2! sur un nom propre... ça craint...
4. Pendant que je suis dans la liste de mes lectures, cette semaine, j'ai commencé le tome 1 de Percy Jackson, Le Voleur de foudre. Et ben c'est chouette! Très chouette. Bon, il y a des grosses ficelles et genre, tu peux deviner pleins de trucs avant qu'on te les dise (genre qui est son père) ou repérer des schémas-types énormes (genre bon, Percy c'est le héros, et quand il va partir, comme par hasard il part avec un pote un peu benêt et une fille trop intelligente... Ron? Hermione?...). Mais qu'est-ce que c'est marrant de voir comment ils ont actualisé et détourné les mythes grecs! Je suis absolument fan de la "punition" de Dionysos, interdit de vigne et contraint de jouer les gentils organisateurs de colonie de vacances pour rejetons divins, se retrouvant donc à boire du coca light et à faire pousser des fraises à défaut de pouvoir faire autre chose... Et puis, réinterpréter la seconde guerre mondiale comme un conflit entre les partisans de Zeus et ceux d'Hadès, fallait y penser! Et puis évidemment, comme toute boulimique de mythologie qui se respecte, j'adore deviner les références juste avant qu'on nous donne la solution. Bref, je m'amuse comme une petite folle. Il n'y a qu'une seule chose qui me laisse perplexe: s'ils sont prédisposés à lire et parler le grec ancien, pourquoi donc, au nom de Zeus, jurent-ils sans cesse en latin?!
5. Après les lectures, les séries? Je suis en plein milieu de la saison 5 de Dexter. Et ben ça y va. L'épisode 1 est une transition avec la saison précédente et n'est pas super extraordinaire, mais à partir du 2 ou 3, ça commence à sentir le roussi, alors moi j'aime. Et en plus, Deb et Quinn, c'est vraiment le couple de l'année. Dommage que la demoiselle soit un peu trop sage verbalement à mon goût depuis un petit moment. Heureusement Masuka est là pour relever (ou plus préciser rabaisser sous la ceinture) le niveau :) Je suis à l'épisode 6, ça promet, je suis heureuse.
6. Bon à part ça, j'ai aussi (beaucoup) une âme de midinette, alors j'ai commencé à regarder Glee. Dans la grande tradition du bon esprit des séries ado américaine, avec encore une couche de bons sentiments rattachée au côté club de chant et danse, sans oublier le fait que tous les élèves sont plus ou moins des cas soc. Même ceux qui étaient trop "popular" au début, ils virent cas soc très rapidement au contact du glee club. Mais ce qui est génial, c'est les vacheries de Sue, la coach acariâtre et psychorigide des pompoms girls qui est prête à toutes les bassesses pour faire fermer le glee club, parce que celui-ci rogne sur le prestige et le budget de ses précieuses pompoms girls. Et puis il y a quelques idées savoureuses, comme l'homo de service qui sauve le club de foot américain en leur apprenant à marquer des buts en dansant sur Single ladies de Beyonce, ou bien la super scène où Rachel (la "controlfreak" obsédée par sa future carrière de star) fait un esclandre lors d'une réunion du club de chasteté (présidé par Quinn, la leader des pompoms girls qui, évidemment, va se retrouver enceinte) en balançant que "That's all bullshit! If you wanna deal with teen sexuality, they have to be prepared and that's what contraception is for." et que "Guess what, I'll tell you a big secret, that no one dare to say: girls want sex as much as boys." (désolée pour mon anglais, il se peut qu'il y ait des fautes, c'est une citation de mémoire ^^) Bref, pour une série de midinette qui ratisse très large niveau public, je trouve fort sympathique, pas prise de gueule, et ça met de bonne humeur.
7. Pour continuer dans les fictions télévisées, je suis toujours un programme intensif de bouchage de trous béants au niveau de ma culture populaire. Parfois ça tient de l'acharnement thérapeutique, avec injection en intra-veineuse: en deux semaines, j'ai eu droit aux Dents de la mer (fin du 1 et début du 3 qu'on a pas regardé très longtemps parce qu'on avait beaucoup mieux à faire) et la semaine suivante, traitement de choc avec à la suite Y a-t-il un flic pour sauver la reine?, Y a-t-il un pilote dans l'avion? et Y a-t-il un flic pour sauver le président? On ne va pas faire de commentaire. Mais j'avoue qu'il est difficile de se remettre de certaines phrases. Mention spéciale pour le pilote (le mec qui joue le chef dans la série Mission impossible, quand même! Après vérification, il s'appelle Peter Graves.), qui a des questions plus que déplacées envers le gamin qui visite le cockpit: "Alors Joey, tu as déjà vu un monsieur tout nu?... Tu vas souvent dans des salles de sport?... Et... tu aimes les films de gladiateurs?" Encore une fois, no comment.
8. Bon et puis, je ne fais tout à fait que m'amuser non plus. Mon master est décidément merdique (la moitié des cours ne sert à rien, heureusement, y en a déjà un bon quart qui saute régulièrement :p) mais il me bouffe quand même deux jours par semaine. ça c'est le côté chiant, à part que comme y a quelques personnes sympas, on passe quand même de bons moments (et non, cette phrase n'était pas lèche-cul, normalement, il n'y en a aucu qui me lit, je pourrais dire que c'est tous des cons que personne ne se reconnaîtrait!). Mais ce qui est vraiment cool, ce sont les trois autres jours, où je partage mon temps entre des relectures et des activités super top: cette semaine par exemple au programme, des ballons sculptés (les espèces de ballons longs que tu tords et dans lesquels tu fais des noeuds pour faire divers animaux... ou pire: je suis tombée sur une photo de Yoda en ballons!), du dessin de mode, des devinettes, labyrinthes et autres petits jeux, du tricot et du crochet! Si si, je vous assure, je travaille.
9. A mon boulot, j'apprends aussi des tas de choses essentielles (ou pas): les vestes d'homme se boutonnent à gauche alors que les vestes de femme se boutonnent à droite (je le savais peut-être instinctivement, mais je ne l'avais jamais vraiment remarqué); le spandex est l'équivalent américain du lycra (du moins si j'ai bien compris ce que j'ai trouvé sur internet); la référence du fil extra mouliné de couleur rouge (un vrai rouge bien pétant) chez le fournisseur de fil à broder DMC est le numéro 666, moi qui ai l'intention de broder des pin-ups, je trouve le clin d'oeil savoureux; les Suisses (en tout cas mon auteur) ont parfois des expressions bizarres, comme de dire "à choix" au lieu de "au choix". En plus je ne sais pas si c'est caractéristique mais elle raffole du verbe "exécuter" (peut-être de vieux relents d'autoritarisme?)...
10. Et le plus fort, c'est que je ne fais pas qu'aller de découvertes en découvertes, je me pose aussi des questions existentielles dont la réponse (si je la trouve) risque de changer la face du monde: en crochet, quand on travaille en rangs allers et retours en mailles serrées, on ne compte pas la maille en l'air qui aide au passage d'un rang à l'autre, certes, mais quand on travaille en rond, cette putain de première maille (en l'air) du tour, on la compte ou pas? faut-il traduire "knapweed" par "chardon béni" comme cela a été fait, ou ne vaut-il mieux pas le traduire par "centaurée", sachant que le modèle présenté est mauve et que le chardon béni semble majoritairement jaune? ou mieux encore: ai-je bien tout compris et dégottée une faute dans la version anglaise qui n'a pas été détectée à la traduction? (là je ressens un plaisir perverse mais indescriptible ^^)
Voilà, comme vous pouvez le constater, ma vie a été bien remplie (même si c'était beaucoup de conneries) ce mois et demi écoulé. Promis juré, j'essaie d'écrire plus rapidement, mais bon, je ne me fais pas d'illusion, je n'ai aucune discipline. Quand je pense que je me suis engagée pour aider à mettre à jour régulièrement le blog du master...
22 janvier 2011
Atelier d'écriture
J'avais déjà évoqué le sujet précédemment: cette année à la fac nous avons des tas de cours inutiles (pas génial pour un master pro...), et parmi eux, nous avons 15 heures d'atelier d'écriture. Au début j'étais plutôt enthousiaste, je me suis dit, chouette, on va bien se marrer; maintenant que c'est terminé, ben je ne sais pas trop quoi en penser, et surtout j'ai un léger problème relationnel avec la personne qui "animait" ces ateliers...
Résumé des épisodes précédents:
Après de brefs textes sur Octobre, nous avons rempli le questionnaire de Sophie Calle et Grégoire Bouillier.
Retour sur investissements:
Par extraordinaire, ça, on en a eu quelques retours. Enfin, disons que la "prof" (je sais vraiment pas comment l'appeler) nous a faits quelques commentaires sur nos productions. Et les-dites productions ont resservies pour des exercices fort différents. D'abord, il a fallu que nous donnions des titres à chacun de nos micro-textes sur Octobre et comme j'étais en cruel manque d'inspiration, je me suis tapé un vieux trip à la Twilight et me suis retrouvée avec un triptyque Stagnation-Impulsion-Contemplation... *sigh*; or le problème, c'est que ces titres allaient resservir pour un exercice dit de "cut-up".
Recette du cut-up
1. Prenez une page de journal avec des articles de préférence sans grand intérêt. attention, ce doit être un journal classique, pas un magazine, c'est bien plus drôle quand il y a plusieurs articles sans aucun rapport sur la même page, et aussi qu'il y a pleins de colonnes.
2. Sur cette page, délimitez trois cadres pas trop grands (en l'occurrence 12 à 23 lignes de hauteur) et qui prennent bien deux-trois colonnes, mais en coupant des mots (c'est vachement plus marrant si tu ne peux pas utiliser pleins de mots parce qu'ils sont coupés).
3. A partir de ce réservoir de mots, composer trois textes de sept lignes chacun à partir des trois titres des Octobre.
Autre petit exercice: Choisir un verbe ou une expression relativement large pour définir une activité et écrivez une "phrase" en suivant la structure donnée et en remplaçant les [blablabla] par des segments de phrase piochés plus ou moins au hasard dans les textes que vous souhaitez, à condition qu'ils ne soient pas littéraires (les articles de 20minutes, de Biba, ou encore les bouquins niaiseux de développement personnel voire ceux de critique littéraire font parfaitement l'affaire):
"Un homme qui [verbe d'activité: on peut s'appuyer sur les questions du questionnaire de Sophie Calle et Grégoire Bouillier, genre "Un homme qui aime", "Un homme qui rêve", "Un homme qui se lève le matin", etc.] est un homme qui [blablabla], un homme qui [blablabla], un homme qui [blablabla], un homme que [blablabla], un homme dont [blablabla], un homme à qui/ pour qui/ en qui / etc. [blablabla], un homme [coller un substantif]."
Et maintenant, amusez-vous, nous touchons au but ultime de la chose: l'assemblage! Vous prenez tous vos textes, vous les passez au shaker et vous les répartissez dans une mise en page type (cahier de 8 pages, format A6 c'est-à-dire 148x105mm + une couv, je vous épargne les contraintes techniques d'impression parce que c'est super chiant à réaliser cette merde, même si le résultat est choupinou), en prenant bien soin que l'ensemble, quoique parfois un peu étonnant, reste à peu près cohérent. Le tout sous un titre que vous aurez choisi d'après un passage "fort" de vos réponses au questionnaire. Bon bien sûr, vous réécrivez ce que vous voulez et vous laissez tomber ce que vous voulez aussi, mais bon, le but c'est aussi quand même un peu de réutiliser des éléments des exercices précédents, même s'ils sont transformés.
Bon, maintenant, ma prose personnelle. Ben, c'est simple, d'abord j'ai complètement bloqué. Et comme d'habitude, il m'a fallu un bon gros pétage de câble pour trouver un déclic (merci Sexy sushi) et tout rédiger d'un bloc, en quelques heures (à peine retouché le soir même lors de la mise au propre et dans cette p*** de mise en page). Bon, après relecture, je ne suis pas absolument convaincue par tout ce que j'ai écrit, mais disons que ça se tient, que j'ai réemployé un peu de tout, que je kiffe la photo de la 4e de couv. (qui n'est destinée qu'à moi-même et à un travail universitaire, mais bon, il faut mettre les formes: (c) Mathieu Moindron 2007, photo sur son site krisalid), que j'arrive à citer Sexy sushi (Petit PD et Joli caveau), à rendre hommage à Philippe Bonnier, chanteur nantais presque inconnu mais qui a quand même trois vinyles à son actif (je crois, personnellement je n'en connais qu'un seul) et qui a bercé mon enfance, et à réaliser parfaitement le programme de mon titre Le tic tac m'aurait rendue folle en commençant pas "tic tac" pour finir sur "lobotomie". La question bonus, c'est "Mais pourquoi je suis incapable d'écrire quelque chose d'enjoué?"
Voici donc le résultat (sans la mise en page particulière): Le_tic_tac_m_aurait_rendue_folle___couv et bien sûr Le_tic_tac_m_aurait_rendue_folle___fulltext.
[La photo citée précédemment dans son intégralité, avant que je ne la passe en noir et blanc et que je e la recoupe aux dimensions de ma couv. Oui, je sais, normalement, on n'a pas le droit, ou du moins pas sans autorisation, mais ceci n'est encore une fois qu'un travail universitaire...]
16 janvier 2011
Si je pouvais...
Parfois aussi, il m'arrive d'être énervée... Mais comme on dit, la musique adoucit les mœurs. Ou pas...
Si je pouvais
Si je pouvais,
J'exterminerais
Tout ce qui est beau,
Tout ce qui est laid,
Si je pouvais,
Je ferais sauter
Tous les buildings,
Les maisons, les mosquées,
Et je voudrais
Pouvoir me retrouver
En train de violer
Un chien dégénéré,
Si je pouvais,
Je ferais assassiner
Toute ma famille
Avec un cutter rouillé,
Si je pouvais,
J'attacherais mes souliers
Et je courrais
Jusqu'à c'que vous creviez
Jusqu'à c'que vous creviez...
X 2
Sexy sushi (2005?)
[Non, je ne suis pas violente, pas du tout... Mais ça du bien des fois. Et puis mes voisins, ils ont bien mérité de subir Sexy Sushi à fond tout l'aprem, ils écoutaient Patrick Fiori...]
[Ah, et sinon, l'image, ça vient de Madworld, un super jeu (développé par PlatinumGames) sur Wii dont le but est de défoncer, étriper, exploser, trucider, exterminer, bref, massacrer ses ennemis de la manière la plus originale possible. J'aime ^^]
11 janvier 2011
Contes d'un buveur d'éther
Parfois, je lis aussi (encore) de la littérature...
"Dans un brusque déploiement d'ailes, un être accroupi dans l'ombre se redressait tout à coup et reculait en ouvrant démesurément un hideux bec à goitre, un bec membraneux de chimérique cormoran; à mon tour, e reculais. Quelle était cette bête? A quelle race appartenait-elle? Hideuse et fantomatique avec son ventre énorme et comme bouffi de graisse, elle sautelait maintenant dans le foyer, piétinant çà et là sur de longues cuisses grêles et grenues, aux pattes palmées, comme celles d'un canard, et, avec des cris d'enfant peureux, elle se rencognait dans les angles, où ses grandes ailes de chauve-souris s'entrechoquaient avec un bruit de choses flasques.
Effrayée et menaçante, elle dardait affreusement un œil rond de vautour, et, dans un recul de tout son corps, tendait vers moi le tranchant de son bec effilé comme un poignard; elle tenait à la fois du gnome et de la strige, de l'engoulevent et du nain; et, ignoblement obscène avec son ventre tendu et ses longues cuisses nues, elle sentait le marécage et la ruine,la feuille morte et le sabbat. Je la contemplais, terrifié; soudain, une rage me prenait, et m'emparant des pincettes, je fondais sur le monstre, le lardant de coups au flanc et au ventre, essayant d'étrangler ce long cou de vautour, de trouer cette chair blême d'oiseau fantôme, exaspéré, devenu ivre, fou; et la bête sautelait avec des cris pareils à des râles, essayait de se défendre du tranchant de son bec, de ses pattes palmées, tout à coup griffues, debout de toute sa hauteur dans l'envergure déployée de ses ailes. Elle finissait pourtant par s'effondrer sur elle-même en un amas confus de chair et de vertèbres, où mes coups de pincettes entraient comme dans du mou; mon cœur défaillait à chaque coup porté dans ses flancs et, quand elle se fut accroupie dans son coin en claquant misérablement du bec, la membrane hideuse qui lui servait de paupière retombée sur son œil terne, j'étais moi-même à bout de forces et, rabattant vivement le tablier sur la bête inerte, je laissais tomber les pincettes sanglantes et n'avais que le temps de courir à mon nécessaire pour y prendre mon flacon d'éther. Une goutte, deux gouttes et, la poitrine dégagée, le cœur libre, je me remettais au lit et m'endormais comme un enfant.
Un clapotement de bec, un bavardage sournois de vieille femme, me réveillait au bout de combien d'instants? L'hallucination continuait, la cheminée était pourtant bien muette; non, le bruit venait de la croisée maintenant, je me retournais sur mon lit et, dans l'encadrement d'une des hautes fenêtres (comment le domestique avait-il négligé d'en fermer les persiennes et les rideaux?), qu'apercevais-je? Se détachant en noir sur le ciel brumeux d'hiver, sur la campagne blanche de neige et de lune... deux oiseaux monstrueux à bec de cormoran, à ventres flasques et renflés de vampires, deux êtres de cauchemar pareils à la bête morte dans la cheminée, qui, perchées sur le bord extérieur de la fenêtre, cliquetaient de leurs longs becs et, rengorgeant leur goitre, me regardaient sournoisement.
Dans l'attitude à la fois hiératique et comique des gargouilles sculptées qui montent leur garde éternelle aux balustres des cathédrales, les deux monstres ailés s'entretenaient de moi évidemment, ruminaient quelque projet de vengeance et s'aiguisaient le bec aux angles de la pierre avec des ricanements bizarres et des petits clignements d'yeux menaçants."
Jean Lorrain, "Une nuit trouble"
in Contes d'un buveur d'éther, 1895
Le Chat rouge, 2010 (collec. La Merveille) p. 40-42
28 décembre 2010
Le Bois des vierges
Noël est passé par là avec son lot de merveilleux cadeaux. Celui dont je voudrais parler aujourd'hui, c'est une bande dessinée, les deux premiers tomes d'une trilogie: Le Bois des vierges, scénario de Jean Dufaux et dessins de Béatrice Tillier, aux éditions Delcourt.
Tome 1. Hache
Résumé
Pour mettre fin à la guerre sanglante qui oppose les humains aux bêtes, le seigneur d'Arcan marie sa fille, la belle Aube, au fringant Loup-de-Feu, le fils du chef des bêtes de Haute-Taille. Poils et peau doivent s'unir!
Mais la noce tourna court, l'époux fut assassiné dans sa chambre nuptiale par sa fraîche épousée secondée par son frère, et la guerre repartit de plus belle, toujours plus féroce. Toute la noce fut massacrée par les bêtes en furie, à l'exception de la jeune Aube qui trouva refuge dans le mystérieux bois des vierges, et de son père, le seigneur d'Arcan, condamné à l'exil et à la douleur.
Dans chaque camp pourtant, les forces déclinaient sans que l'un ou l'autre ne prît un avantage décisif. Des deux côtés, on chercha alors à se rallier les anciens chefs de guerre quasi-mythiques que l'on avait exilés. Et c'est ainsi que deux chevaucheurs, le jeune Hugo d'un côté délégué des humains auprès du seigneur Clam le célèbre tueur de loups et le vieux chef des Hautes-Tailles délégué auprès de son second fils, Loup-Gris, celui qui s'est déshonoré pour l'amour d'une Basse-Taille, se retrouvent sur les routes avec le bien maigre espoir de trouver au bout de leur route, l'avantage qui fera pencher la balance du terrible dieu de la guerre dans leur camp...
Tome 2. Loup
Résumé
La guerre fait toujours rage entre bêtes et humains, mais l'alliance des Hautes et Basses-Tailles sous la houlette d'un unique et féroce chef de guerre donne un très net avantage aux bêtes. Le jeune Hugo pourtant a bel et bien retrouvé le seigneur Clam, mais celui-ci vit reclus dans son mystérieux château et rien ne semble pouvoir le décider à se mêler de la grande guerre qui ravage le pays. Rien, excepté peut-être l'espoir de retrouver une jeune femme qu'il a sauvé jadis et qu'il ne parvient pas à oublier.
Or il se trouve que cette jeune femme n'est autre que la belle Aube réfugiée au bois des vierges. Clam s'engouffre alors dans le mystérieux bois à la recherche de la belle. Mais dans cet enclave hors du temps où vivent les dernières créatures mythologiques mi-bêtes mi-humaines, un vent de révolte gronde et il semblerait que les anciennes lois qui protégeaient certains de leurs habitants n'aient bientôt plus cours...
Mon humble avis
Je pense que ce ne sera pas une surprise si je dis que j'ai beaucoup aimé. Soyons honnête, je partais avec un a-priori positif: j'avais déjà flashé sur le dessin quand je l'ai découvert dans Casemate il y a un mois ou deux (j'avais d'ailleurs posté la couv correspondante là). Eh bien ça se confirme, je trouve le dessin de Béatrice Tillier vraiment magnifique. Besoin d'une preuve? Ben personnellement, si je pouvais faire des crayonnés pareils...
Bon, ça c'était la partie dessin pur, mais dans une BD, il y a aussi la colorisation qui a une grande importance. Là encore, j'aime beaucoup. Pour commencer, et ça fait une très très grande différence avec une grande partie de la production contemporaine, la dame travaille ses couleurs à la main, à l'encre acrylique transparente, avec une méthode proche de l'aquarelle (en gros, on colore par couches successives, en intensifiant un peu plus la couleur à chaque fois); ça nous change des foules de BD colorisées par ordinateur, ce qui rend très bien pour certaines mais donne souvent malheureusement une certaine uniformité à tout ce qui sort (ce n'est que mon avis de vieille emmerdeuse, vous avez tout-à-fait le droit de ne pas être d'accord et de penser que je n'y connais rien ^^).
Béatrice Tillier apporte donc une grande attention à sa mise en couleur. Non seulement sa technique nécessite une certaine minutie, mais en plus elle travaille pas mal sur la symbolique des couleurs. Oh, rien de bien révolutionnaire, mais ça campe tout de suite un personnage, ça instaure une ambiance du premier coup d'œil. On trouve donc dès les premières pages du tome 1 un contraste saisissant entre des scènes d'intérieures très jaunes et des scènes extérieures dans la nuit enneigée qui sont donc bleutées (voir les planches 1 à gauche et 5 à droite); à cette opposition se superpose très vite le rouge du sang et de la guerre qui envahit toutes les pages (voir ci-dessous les planches 17 et 21).
Je n'ai malheureusement pas trouvé la planche 20 sur internet pour reconstituer la double page: les trois cases du haut s'étendent en effet sur l'ensemble de la double page. Mais même quand les cases ne s'étendent pas au-delà de leur page (c'est là une exception qui rend la scène particulièrement impressionnante), la dessinatrice travaille tout de même ses pages face à face, afin d'en accorder soigneusement les teintes.
On peut ainsi voir ce jeu sur la double formée par les planches 8 et 9. On peut aussi y détailler le découpage, très construit: la double commence par le buste d'Aube dans ces habits de noce, éclairée par la lumière chaude de la noce, et légèrement tournée vers la gauche; on la retrouve dans la dernière case dans un plan un peu plus serrée sur la peau immaculée de sa gorge, baignée d'une lumière froide comme l'accueil qu'elle réserve à son époux, et légèrement tournée vers la droite. La transition entre les deux atmosphères (et les pages) est assurée par l'escalier en colimaçon qui entraîne Loup-de-Feu du bas de la planche 8 au haut de la planche 9, tout en éloignant peu à peu la lumière chaude la torche qu'il porte. On peut également remarquer sur la planche 9 les mouvements de caméra: 1e bande, la caméra se rapproche en trois étapes, de plus en plus serrées, de Loup-de-Feu qui ouvre la porte de sa chambre nuptiale; 2e bande, plan large sur la chambre, telle que la découvre Loup-de-Feu; 3e bande, changement de point de vue avec Aube de face au premier plan, de plus en plus serré tandis que Loup-de-Feu se rapproche de la jeune femme (comme une bête de sa proie?)
Bref, rien dans la construction n'est laissée au hasard. Et ce dès les premières pages. J'ai personnellement été frappée, à la première lecture, par la 2e planche (ci-contre) qui présente, en plus de l'opposition nette intérieur jaune et extérieur bleu, une alternance vertigineuse de plongées et de contre-plongées. De plus, on peut voir également sur cette page le code couleur appliqué aux personnages: les hommes sont caractérisés par des couleurs froides (voir le seigneur d'Arcan au premier plan sur la première case), les bêtes par des couleurs chaudes (symbolisant basiquement les instincts sauvages, voir le seigneur Loup qui trinque avec le seigneur d'Arcan). Le personnage qui apparaît dans la deux cases du bas, humain habillé de rouge sombre, est quant à lui l'élément perturbateur de cette belle entente, celui qui va faire éclater cette union des contraires, celui par qui le sang et la guerre arrive (d'où la couleur rouge, qui diffère nettement du rouge chaleureux de l'habit du seigneur Loup): Salviat, le frère de la belle épousée et le meurtrier de l'époux.
Il y a de quoi faire hein? Bon très rapidement, un petit retour sur le scénario, parce que lui aussi il claque. Pas évident de réussir à mêler bêtes et hommes de manière élégante. C'était déjà le cas dans De cape et de crocs, autre BD (de Ayroles et Masbou, chez Delcourt également) que j'aime beaucoup, mais sans que les deux mondes soient opposés (c'est plutôt un ressort comique). Ce qui est intéressant dans l'opposition des deux clans qui est présentées ici (et j'emploie sciemment le mot "clan" plutôt que "monde"), c'est de voir à quel point ils sont semblables. Leur guerre est aussi absurde qu'ont pu l'être les innombrables guerres qui ont ravagées le continent européen pendant des siècles, alors que chacun se battait pour un territoire où, avec un peu de tolérance, il eût pu vivre en bon entente avec son "adversaire". J'ai lu une critique qui faisait allusion aux guerres de religion du XVI-XVIIe, sans doute à cause des costumes, mais c'est exactement ça...
Le tome 2, quant à lui, centré sur le Bois des vierges et les mystérieuses créatures qui y vivent est beaucoup plus axé sur les contes de fées et la mythologie, revisités à la sauce Dufaux, avec au début, un soupçon de fantastique mystico-épouvante que laissait présager la fin du tome 1 par la façon dont elle introduisait le mystérieux seigneur Clam, le légendaire tueur de loups. Côté mythologie, on croise dans le Bois des centaures (entraperçus à la fin du tome 1), des sirènes, des faunes rassemblés sous les ordres du dieu Pan, des harpies particulièrement agressives, et même un Ent (il n'est jamais nommé comme tel, mais bon, c'est un homme-arbre quoi), le dernier de son espèce, promu vieux sage et gardien de la forêt. Du côté des contes et légendes populaires, c'est la Belle et la Bête qui est à l'honneur, avec naturellement Aube dans le rôle de la Belle; mais la donzelle endosse également au détour d'un chemin les atours du Petit chaperon rouge pour aller rendre visite à la famille des Trois petits cochons. Rajoutez à cela l'aspect Roman de Renard des bêtes guerroyantes du tome 1 (transposés du Moyen Âge paillard à la Renaissance guerrière), et la ménagerie est complète!
Pour terminer, voici à gauche la couverture de la première édition chez Robert Laffont (en haut) et du tirage de luxe (en bas) du tome 1, à droite le premier projet de couverture (en haut) et la couverture du tirage de luxe (en bas) du tome 2. Personnellement, je trouve les premières couvertures assez chouettes, avec le jeu sur la dualité homme/bête. Ceci dit, si le couple Aube/Loup s'impose effectivement pour le premier tome, le couple Hugo/Lynx pour le deuxième est nettement moins évident. 
Même si, bon, c'est vrai, il est important dans la première moitié de la BD, une fois que nous pénétrons dans le Bois des vierges (désolée, celle-là, je n'ai pas pu me retenir de la sortir :p), il disparaît totalement de la circulation. Ceci dit, à les voir côte à côte, je dois avouer que les couv des tirages de tête sont pas mal non plus. Joli diptyque, même si je trouve la deuxième nettement plus belle que la première: le loup se fond trop dans l'arrière-plan un peu trop sombre à mon avis, et Aube fait la gueule...
Dernière petite info pour la route, je recommande chaudement le site consacré au Bois des vierges. On y trouve de très nombreuses illustrations, toutes plus belles les unes que les autres, et une interview très intéressante de Béatrice Tillier où elle explique comment elle réalise ses planches, du premier découpage jusqu'à la couleur. Pour une interview de Jean Dufaux, les 10 premières pages du tome 1 et quelques chouettes crayonnés, voir aussi la page consacré à la BD sur le site de Delcourt.
Bonne lecture!












